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La forêt était présente bien avant l’homme et le sera encore après. Une question peut alors se poser : pourquoi la gérer ? Et pourquoi réaliser des interventions sylvicoles ? La réponse peut sembler simple aux forestiers : pour obtenir du bois de qualité, utilisable selon les besoins de chacun. Essayons de mieux comprendre cela ensemble.

Les besoins en bois : une qualité peu naturelle

Promenons nous dans les bois et observons les arbres. Ils sont beaux, variés et parfois remarquables. Troncs noueux, branches multiples et tarabiscotées, diamètres immenses, formes tordues ou juste penchés, qu’ils sont beaux les arbres de nos forêts…

Seulement, l’aspect esthétique et l’aspect pratique ne vont pas toujours de concert. Car si la forme importe peu pour faire du bois de chauffage, il en est autrement lorsqu’il s’agit de menuiserie, d’ébénisterie ou de charpente. Dans ces cas, il s’agit de trouver des arbres droits, sans nœuds qui risquent de créer des trous, sans gélivures ou autres défauts rédhibitoires

Or, à l’état naturel, ces arbres sont présents mais pas forcément nombreux. C’est pourquoi la sylviculture s’applique à suivre les peuplements afin d’augmenter la part des arbres dits ‘‘de qualité’’ au sein de nos forêts.

Dans un peuplement forestier, un ensemble d’interventions, adaptées aux essences, à l’âge des arbres, aux conditions de croissance permettent de favoriser les meilleurs arbres en augmentant la part de ceux qui pourront être utilisés par les industries de transformation du bois.

Qu’apportent les interventions sylvicoles ?

Les interventions sylvicoles sont nombreuses et concernent toutes les étapes de croissance d’un peuplement.

Les premières étapes sont les travaux. Il s’agit des interventions économiquement déficitaires. A ce stade, le propriétaire investit sans récupérer d’argent. Il s’agit de planter ou de semer, de dépresser (dégager les plants des ronces fougères, ou arbres concurrents ayant poussé spontanément).

Lorsque les arbres atteignent un diamètre d’exploitation suffisant (variable selon l’essence), on parle de coupes d’améliorations. Il s’agit d’éclaircir les arbres pour éviter qu’ils ne s’étouffent entre eux. Ainsi, ces coupes permettent de retirer les arbres les moins beaux pour favoriser ceux qui sont les plus hauts, les plus droits et dont le houppier domine les autres. Une ‘‘sélection manuelle’’ guidée par la recherche de qualité et de productivité. A ce stade, la vente des bois permet de réaliser un premier bénéfice ou, a minima, de compenser les dépenses engendrées.

Certaines interventions permettent d’améliorer la qualité des arbres en limitant les traces des branches sur le tronc. Ainsi, la taille de formation vise à couper les branches principales concurrentes pour donner aux arbres un port élancé basé sur un axe unique, là où les élagages visent à couper les branches secondaires basses. Ces dernières, moins utiles pour la croissance de l’arbre car trop éloignées de la lumière, laissent en vieillissant des traces dans les bois et des ‘‘nœuds’’ pouvant se détacher en laissant des trous dans les planches obtenues.

Enfin, les coupes finales servent à récolter les arbres mûrs. Ces coupes peuvent avoir lieu en une seule fois (coupe rase), ce qui est souvent le cas si l’on souhaite planter après, ou par étapes (coupes de régénération), dans le cadre d’une recherche de régénération naturelle.

Toutes ces opérations sont généralement étalées sur la vie du peuplement, qui va de la plantation / régénération à la coupe d’ensemencement. Cependant, il existe un cas particulier : la futaie irrégulière. Dans ce cas spécifique, les travaux et les coupes sont réalisés tout au long de la vie de peuplement car celui-ci se renouvelle constamment. Les coupes sont alors appelées coupes de futaie irrégulière ou coupes jardinatoires. Il s’agit de coupes d’améliorations récoltant à la fois des arbres mûrs et les arbres plus jeunes, suivis par des travaux de soin à la régénération naturelle.

Programmer et suivre les interventions

Afin de garder une certaine logique et une rentabilité des différentes interventions au cours de la vie d’un peuplement, il est essentiel de programmer les différentes opérations à mener. C’est l’un des objectifs des principaux documents de gestion durable. Cela permet aussi d’avoir un contrôle de cohérence par un professionnel reconnu et maîtrisant les spécificités forestières locales. Le contrôle étant opéré par l’un des 11 CRPF de France qui valide chaque document avant sa possible mise en œuvre.

La programmation dépend aussi des aléas que connaît le peuplement tout au long de sa vie. C’est pourquoi les documents de gestion ne dépassent pas 20 ans. De même, la date choisie pour une intervention peut être décalée de plus ou moins quatre ans, afin de laisser au gestionnaire la possibilité de s’adapter aux imprévus,

Il existe aussi des outils, comme Sylvamap, permettant de suivre son document de gestion avec des fonctions de rappel, permettant de ne pas oublier les interventions prévues. Ces outils permettent aussi d’avoir un historique et de faire un bilan économique des peuplements en fonction des travaux et des coupes réalisées. Contactez-nous pour plus de renseignements.