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Contenu et objectifs des DGD

Gérer une forêt à moyen ou long terme nécessite de prendre en compte de nombreux éléments de contexte et d’anticiper les interventions à réaliser. Pour ce faire, l’État français reconnaît aujourd’hui trois types de plans de gestion, considérés comme des ‘‘Documents de Gestion Durable’’ devant être validés par le CNPF.

Ces documents, rédigés pour une période de 10 à 20 ans présentent la forêt, son historique et son contexte (économique, local, environnemental…). La forêt est ensuite décrite par ‘‘peuplements forestiers’’ de nature homogène selon leurs structures, traitements, âges, essences,… Des objectifs de gestion sont ensuite assignés à chaque type afin de vérifier la cohérence du programme d’interventions (coupes et travaux) défini sur la durée choisie.

La rédaction d’un tel document permet d’avoir une cohérence à moyen terme dans la gestion de sa forêt, tout en se basant sur une durée suffisamment courte pour pour pouvoir se retourner en cas d’évolutions inattendues à court terme (chute des cours du bois, problème sanitaire…). Pour le propriétaire, les plans de gestion validés permettent aussi de ne pas faire de demande de coupes à la DDT au cas par cas mais d’obtenir, en une seule fois, la validation de leur programme. Il est à noter qu’un DGD peut parfois être obligatoire pour obtenir certains aides publiques forestières.

Quel Document de Gestion Durable choisir ?

Il existe trois Documents de Gestion Durable pouvant être agréés par le CNPF et devant être compatibles avec les règles de gestion régionales, éditées dans le Schéma Régional de Gestion Sylvicole (SRGS) :

  • Le Plan Simple de Gestion (PSG) est le plus connu. Il peut être obligatoire (pour les propriétés de plus de 25 ha) ou volontaire (à partir de 10 ha). C’est le document le plus complexe à rédiger, mais aussi le plus complet. Prévu sur 10 à 20 ans, il peut être rédigé par le propriétaire, une coopérative ou par un gestionnaire / expert forestier.

  • Le Règlement Type de Gestion (RTG) est moins complet que le PSG et donne les modalités d’exploitation par grands types de peuplement. Il peut être rédigé par un organisme de gestion en commun (Coopérative), par l’ONF ou par un expert forestier. Établi pour 3 à 10 ans, il engage le propriétaire à son rédacteur sur sa durée de vie.

  • Le Code de Bonnes Pratiques Sylvicoles (CBPS) est un plan de gestion très simplifié, volontaire valable 10 ans et n’ayant pas d’obligation à avoir un programme d’interventions. Plus simple à rédiger qu’un PSG, il est aussi moins complet.

Et après ?

La rédaction d’un Document de Gestion Durable se fait souvent par obligation (propriété de plus de 25 ha, obligation pour obtenir une aide publique…). Mais il peut pourtant se révéler très utile, voire indispensable pour le propriétaire ou le gestionnaire.

Au niveau de la forêt, lorsque le document contient un historique et une présentation complète (dans un PSG ou certains RTG, par exemple), il facilite la transmission de la connaissance lors d’une vente ou d’un héritage. De même, l’accumulation de différentes générations de documents permet de suivre l’évolution de la forêt dans le temps (surface, type de gestion, essences, aléas…).

Concernant les peuplements forestiers, le suivi de ces interventions permet d’obtenir un historique et un bilan financier grâce à des outils tel que Sylvamap. Ces bilans peuvent permettre d’adapter la gestion afin de limiter les pertes financières.

Bien que parfois contraignant à rédiger, les Documents de gestion Durables sont d’excellents outils de gestion et de transmission lorsqu’ils sont bien préparés et suivi de façon régulière.