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Murin de Bechstein, Barbastelle commune, Murin de Natterer, petit Rhinolophe, Barbastelle d’Europe… Des noms bien compliqués qui parleront peut-être à certains forestiers. En effet, sur la trentaine d’espèces de chiroptères (chauves-souris) répertoriées en France, plusieurs d’entre elles affectionnent plus particulièrement les forêts. Ensemble, faisons un petit tour de ces mammifères méconnus et de l’utilisation possible de Sylvamap dans leur suivi.

Forêts et chiroptères

Brunes ou noires, petites, poilues et silencieuses, les chauves-souris représentent plus de 1200 espèces dans le monde et trente-cinq sont recensées en France. Pesant quelques dizaines de grammes pour une envergure de 20 à 50 cm selon les espèces, elles sont discrètes pour qui n’y prend pas garde. De plus, elles sont surtout actives la nuit, au moment où les forestiers sont rentrés chez eux.

Elles font parfois peur et nourrissent les fantasmes du vampire buveur de sang. Pourtant, les chauves-souris de l’hexagone se nourrissent essentiellement d’insectes, bien loin du cliché de l’animal dangereux qui colle à la peau du seul mammifère volant au monde.

Capable de repérer les obstacles grâce à son système de sonar, la chauve-souris en forêt se nourrit de papillons nocturnes, incluant la tordeuse du chêne, les pyrales (processionnaires) ou autres insectes ravageurs. Inoffensives pour l’homme, elles se révèlent d’excellentes chasseuses lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux insectes particulièrement désagréables pour les forestiers.

Parfois variable selon les espèces, le cycle de la chauve-souris passe par une phase active d’avril à septembre, deux périodes à risque de septembre à novembre pour l’accouplement et de décembre à mars pour l’hivernation.

En forêt, les chauves-souris gîtent principalement dans des arbres creux (trous de pics, espaces sous écorce), mais aussi dans des grottes souterraines ou chaos rocheux. On peut enfin les retrouver dans les murs et greniers de vieilles bâtisses avoisinantes ou sous les buses et les ponts, cherchant le moindre petit interstice pour se glisser à l’abri du froid et du vent.

Attention, cependant, pour les amateurs qui souhaiteraient s’amuser à les attraper : toutes les espèces de chiroptères en France sont protégées et leur capture est interdite ! Cette protection vise à limiter la perte de population de ces animaux menacés par la disparition des gîtes et des terrains de chasse (bocage ou lisières), le dérangement lors de l’hibernation ou les impacts routiers.

Suivre les chiroptères avec Sylvamap

Parce qu’il est nécessaire de connaître avant de protéger, Sylvamap vous propose aujourd’hui d’utiliser son application mobile pour recenser les gîtes à chiroptères afin de les préserver au mieux lors de l’exploitation. Le protocole proposé est disponible pour tous les abonnés à l’outil de suivi, possédant un compte gratuit ou un abonnement payant.

Ainsi, si vous découvrez un gîte, il vous est possible d’effectuer un signalement (relevé GPS) directement depuis l’application mobile. En y ajoutant une photo et un commentaire, vous pourrez conserver des informations sur les espèces et le nombre d’individus présents, par exemple.

Pour conserver cette information au mieux et la partager avec les autres utilisateurs du site, les signalements peuvent ensuite être envoyés sur l’outil web (via l’onglet ‘‘Sylvamap’’, ‘‘Envoyer mes signalements’’).

Une fois connecté à l’outil web, les signalements peuvent alors être déplacés vers une des couches GéoPerso (dessin libre) préalablement renommée (renommer ‘GéoPerso 5’ en ‘Biodiversité’, par exemple). La création de légendes personnalisées permettra enfin de repérer du premier coup d’œil les différents gîtes (arbres, ponts, grottes) ou les sites de reproduction.

La cartographie des sites à préserver permettra ainsi de faciliter leur prise en compte dans la gestion forestière et même d’éditer une carte des zones sensibles lors du renouvellement du PSG. Les plus intéressés pourront même, sur le modèle de l’ONF, marquer à la peinture les arbres à préserver pour éviter toute erreur lors de l’exploitation du peuplement et conserver des vieux arbres creux pour permettre un abri à une colonie.

Encore souvent mal connues des forestiers, les chauves-souris sont des animaux fascinants et des prédateurs utiles vis-à-vis des insectes ravageurs (forestiers ou non). La fragilité des différentes espèces de chiroptères, souvent en perte d’habitat, nécessite de mieux les connaître pour bien les protéger. Dans cet objectif, Sylvamap peut vous aider à cartographier, suivre et protéger ces mammifères forestiers.

Plus d’informations ? Visitez les sites suivants :

  • Groupement Mammalogique Breton (GMB), l’association de suivi et de protection des mammifères en Bretagne
  • Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM)