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Espèce animale emblématique des régions montagneuses, le dahu est un lointain cousin du chamois dont la particularité, unique au monde, est d’avoir les deux pattes d’un côté plus courtes que celles du côté opposé. Principalement présent dans les alpages enherbés, cette espèce peut aussi être présente en forêts où elle vient surtout pour se reposer et se nourrir.

Biologie du dahu

Le dahu, de par sa morphologie particulière est inféodé aux zones montagneuses, parfois aux collines d’altitude suffisante pour peu que l’augmentation de sa population le pousse à chercher de nouveaux territoires.

Le dahu est un animal herbivore qui trouve sa nourriture dans les prairies d’altitude où il marque son passage par des traînées linéaires tournant autour des montagnes et le parcourant sur chaque versant.

Bien qu’appréciant moins le couvert forestier, l’animal y vient périodiquement au printemps. Ce passage lui permet de frotter ses bois annuels pour en retirer le duvet protecteur et de se nourrir des jeunes plants tendres pour pallier à l’augmentation des populations due à la naissances des portées de l’année.

Impacts d’une surpopulation sur les forêts

Le passage printanier du dahu en forêt se révèle, le plus souvent, sans réel impact sur les plantations où le chevreuil et le cerf sont à l’origine de dégâts beaucoup plus importants. Cependant, des pics de populations peuvent parfois amener à des abroutissement pouvant faire échouer des plantations dans leur intégralité.

Lorsqu’un pic de naissance a lieu, la surpopulation peut entraîner une grave augmentation de l’écorçage trois à quatre ans plus tard, lorsque les mâles voient apparaître leurs premiers bois. Ce sont alors les taillis, les gaulis et les perchis qui subissent les plus gros dégâts, pouvant faire sécher sur pied jusqu’à 80 % d’un peuplement !

Notons cependant que toutes les essences n’ont pas le même risque face au dahu qui reste une espèce très exigeante. Ainsi, l’abroutissement se fera plus facilement sur les peuplements de mélèzes, de douglas ou de hêtre. A l’inverse, les écorces de l’épicéa et du sapin en font des arbres très appréciés pour le frottis.

Gérer le dahu dans le respect de la biodiversité

Dans le cas de dégâts importants de dahu sur les plantations forestières, il est impératif de mettre en place des protections. A cette fin, l’installation d’un fossé de 1,5 m de large par 1 m de profondeur pourra bloquer l’entrée de l’animal sur la parcelle. En effet, sa morphologie lui permet difficilement de sauter au dessus d’un obstacle. Une pente légère en amont et en aval du fossé évitera cependant de piéger la bête au fond du fossé et de le voir mourir de faim sans pouvoir s’échapper.

Une autre alternative consiste à déplacer les individus sur une montagne voisine. En effet, bien que protégé par l’Europe dans le cadre de la Directive sur les espèces protégées, le dahu n’est cependant pas soumis à l’interdiction de déplacement comme le sont les batracien ou les chiroptères. Ainsi, le piégeage non létal est autorisé dans un objectif de déménagement de l’individu. Tout déplacement doit cependant être précédé d’un comptage ou d’une déclaration de dégâts permettant de prouver l’état de surpopulation et la réelle utilité du déplacement.

Pour plus d’informations, le web regorge de tutoriels sur la chasse au dahu et ne nécessitant que peu de matériel (un sac) ou de compétences (savoir siffler). Les fédérations de chasse locales pourront aussi vous apporter des conseils ou des précisions sur le dahu.

Spécialiste de la cartographie forestière, Sylvamap peut inclure, à votre demande, les aires de répartition du dahu dans la carte des enjeux environnementaux de votre forêt. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Article posté le 1er avril 2020